𝐄𝐓 𝐒𝐈 𝐋𝐀 𝐑𝐄𝐋𝐈𝐆𝐈𝐎𝐍 𝐄́𝐓𝐀𝐈𝐓 𝐋𝐄 𝐃𝐄𝐑𝐍𝐈𝐄𝐑 𝐀𝐏𝐀𝐑𝐓𝐇𝐄𝐈𝐃 ?

Aujourd’hui, je veux juste dire tout haut ce que beaucoup d’athées, d’agnostiques, de libres penseurs ressentent tout bas.

Je parle d’un mur.

Un mur invisible mais solide comme le béton.

Un mur qui sépare les êtres humains, non pas à cause de la couleur de peau, ni à cause de la langue, ni à cause de l’argent, mais à cause d’une chose que personne n’a jamais vue : la foi.

Je ne suis pas croyant

Et en tant que non-croyant , quand je rencontre quelqu’un, je ne vois pas d’abord sa religion, je vois un humain. Je ne cherche pas un tampon céleste, je cherche l’énergie, la bonté, l’intelligence, la joie, le respect.

Mais les religions, elles, ont prévu un filtre. Un filtre qui efface tout ce qui est beau pour ne regarder qu’une seule chose :

« Est-ce qu’il croit ? »

Et si la réponse est non, c’est terminé.

J’ai vécu ça.

Une rencontre parfaite : valeurs solides, gentillesse, douceur, une personne qui te fait dire « wow, il existe encore des gens comme ça ?». Mais il suffit d’un mot, d’une confession, d’un « je ne crois pas », et la porte se referme. Tu deviens impossible à aimer, à épouser, à présenter à la famille. Pas parce que tu es dangereux. Pas parce que tu manques de respect.

Juste parce que tu refuses de croire sans preuve.

Expliquez-moi la différence avec l’apartheid.

À l’époque, on séparait les gens pour une couleur de peau.

Aujourd’hui, on sépare pour une couleur de pensée.

L’apartheid, ce n’était pas une guerre permanente, c’était un système qui interdisait simplement à deux êtres humains d’être ensemble, même s’ils s’aimaient.

La religion, quand elle interdit un mariage ou une relation, fait exactement la même chose. C’est une ségrégation douce, mais implacable. Et ce n’est pas que dans l’amour.

Combien de guerres ont éclaté à cause de la religion ? Des croisades aux djihads, en passant par les pogroms et les conflits en Inde ou en Israël-Palestine, la liste est interminable.

Combien de pays punissent encore de mort ceux qui quittent la foi ? Combien de femmes sont mariées de force ou privées de liberté « au nom de Dieu » ? Combien d’enfants meurent parce que leurs parents refusent les vaccins ou les soins médicaux « par croyance » ? Combien d’amitiés se brisent quand quelqu’un annonce qu’il est athée ou qu’il change de religion ?

Et malgré tout, on ose dire que la religion « prône l’amour et le vivre ensemble ». Dans les livres sacrés, les mots sont magnifiques mais dans la réalité, ces mêmes livres servent trop souvent d’armes, de barrières, de prétextes.

Les prêtres, les imams, les pasteurs, les rabbins vous parlent de paix, mais construisent des règles qui divisent, excluent, hiérarchisent.

Ils disent que « Dieu est amour » mais imposent des conditions à cet amour : crois, prie, obéis, ou reste dehors.

En tant que non-croyant , je ne demande pas qu’on cesse de croire. Je demande qu’on ouvre les yeux sur les contradictions. On me dit que « la foi, c’est personnel ». Ok mais la foi devient publique quand elle décide de qui peut aimer qui, de qui peut se marier, de qui peut manger avec qui, de qui peut être enterré où.

Elle devient politique quand elle s’oppose aux droits des femmes, à la science, à l’éducation sexuelle, à la liberté de pensée.

Elle devient dangereuse quand elle exige qu’on lui obéisse, même au détriment de la réalité.

La religion vit de l’invisible. Des promesses de paradis, de vie éternelle, de miracles. Mais quand il faut affronter le concret un être humain qui aime un autre être humain soudain, ces promesses se transforment en interdits.

Pourquoi accorder plus de valeur à un espoir abstrait qu’à une personne réelle qui est là, devant toi ? Pourquoi sacrifier un amour certain pour un paradis hypothétique ?

C’est une logique qui échappe à toute raison, mais qui continue de gouverner des millions de vies.

Je vois aussi la peur.

Parce que beaucoup de croyants savent au fond qu’aimer un non-croyant ou épouser quelqu’un d’une autre religion, ce n’est pas un crime.

Ils savent que l’autre est une bonne personne. Mais ils tremblent par peur de déplaire à la famille, peur de décevoir le prêtre ou l’imam, peur de l’enfer. Et cette peur est plus forte que l’évidence du cœur. Alors ils renoncent. Et deux êtres humains, pourtant faits pour s’aimer, s’éloignent en silence.

Être non-croyant , ce n’est pas manquer de morale. Je n’ai pas besoin d’un livre ancien pour savoir qu’il faut aimer, respecter, aider. Je n’ai pas besoin d’un paradis promis pour faire le bien.

Ma morale vient de la vie, de l’expérience, de l’observation. Elle est simple : ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse.

Et devinez quoi ? Cette phrase existait bien avant les religions.

Alors je pose ces questions, encore et encore :

À quoi sert une foi qui divise plus qu’elle ne réunit ?

À quoi sert un Dieu qui exige qu’on ferme son cœur pour lui rester fidèle ?

À quoi sert une religion qui pèse plus que l’amour, plus que l’amitié, plus que la vérité ?

Je ne demande pas qu’on détruise les églises, les mosquées ou les temples.

Je demande juste qu’on arrête de détruire des vies au nom de ce qui n’a jamais été prouvé. Qu’on arrête de croire que l’invisible vaut plus que l’évidence. Qu’on arrête de séparer ceux qui s’aiment parce que des textes vieux de plusieurs siècles ont décidé que c’était « impur ».

Le jour où l’humanité comprendra que la valeur d’une personne ne se mesure ni à son chapelet, ni à ses prières, ni à ses ablutions, mais à sa bonté, à son intelligence et à son humanité, ce jour-là, on aura enfin brisé ce mur.

Ce jour-là, on sera vraiment libres. Mais pour l’instant, je reste focus sur la CONNAISSANCE, je ne veux pas me rendre malade.

Je reste moi – libre de penser et vivre librement sur tous les plans.

Et assez lucide pour voir que trop de croyants restent prisonniers d’un système qui préfère les murs aux ponts. Un système qui a inventé l’amour universel… tout en le conditionnant à une carte de membre.

Et si ça, ce n’est pas une forme d’apartheid, alors dites-moi quel mot employer.

L’apartheid de la foi, c’est quand deux êtres faits pour s’aimer s’évitent par peur d’un Dieu qu’aucun d’eux n’a jamais vu.

Et tout confirme.

La religion est ce qui empêche les pauvres de tuer les riches.

Les hommes ne se battent jamais plus férocement que pour des choses qu’ils ne peuvent pas voir.

L’humanité se divise en deux : ceux qui cherchent la vérité, et ceux qui la fuient derrière un dieu.

Le vrai péché, ce n’est pas le doute, c’est la peur de penser par soi-même.