On t’a sûrement déjà dit : « Si tu crois assez fort, Dieu va t’ouvrir les portes du ciel et du compte bancaire. » Sauf que… il semblerait que Dieu ait oublié d’envoyer le code PIN.
C’est presque une loi économique non écrite : le volume de ta prière est inversement proportionnel au solde de ton compte.
Mais pourquoi ? Pourquoi, dans un continent où la foi coule à flot, la misère est-elle aussi fidèle que les chants du dimanche matin ?
Je vais énumérer quelques points rapidement et vous laisser y réfléchir, car je n’avais pas prévu faire de posts aujourd’hui.
–> 1. Parce qu’on confond foi et fuite de responsabilité
La foi, pour les croyants est un forfait illimité d’attente passive. Elle est devenue une excuse élégante pour ne pas agir : « Dieu fera. »
Non frère. Dieu ne fera rien à ta place.
Si tu pries pour avoir un travail, mais que tu ne sors même pas ton CV, le seul “miracle” que tu verras, c’est ton voisin qui a osé postuler.
Max Weber, dans L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme, explique comment certaines formes de foi ont produit la richesse en Europe : les protestants priaient ET travaillaient comme si Dieu facturait à l’heure.
En Afrique, certains prient et dorment comme si Dieu gérait une entreprise de livraison divine : Miracle Express.
–> 2. Parce qu’on croit plus au pasteur qu’à la productivité
Là-bas, les gens investissent plus dans l’huile d’onction que dans les livres de gestion.
Tu veux la bénédiction financière ? Le pasteur te dit : « Sème une graine de 10.000 FCFA, Dieu te donnera 10 millions. » Mais bizarrement, Dieu n’envoie jamais le reçu fiscal.
Résultat : le pasteur achète une Range Rover.
Toi, tu continues à “attendre ton miracle” en taxi-moto. Et chaque année, le seul qui prospère, c’est celui qui vend les promesses.
Le sociologue Camerounais Achille Mbembe disait que “l’Afrique est devenue le marché du divin”.
On ne vend plus des produits, on vend des espérances. Et elles se consomment mieux quand on est désespéré.
–> 3. Parce qu’on prie pour des choses que les autres apprennent
Pendant qu’on prie pour “devenir riche”, les Chinois étudient comment construire des panneaux solaires.
Pendant qu’on “lie l’esprit de la pauvreté”, les Japonais créent des entreprises.
Et pendant qu’on attend que “Dieu nous élève”, les Américains élèvent des startups.
Dieu ne donne pas la richesse, tu es Dieu et tu dois te réveiller pour gagner au lieu d’attendre des miracles. Mais si tu refuses d’apprendre, même le ciel ne peut pas t’envoyer une facture Amazon Prime.
Le miracle n’est pas dans les mains de ton pasteur, il est dans ton cerveau.
–> 4. Parce qu’on a sacralisé la souffrance
Dans beaucoup d’églises, la pauvreté est presque une médaille spirituelle : « Frère, tu souffres, donc tu es béni. »
Non. Tu souffres, donc tu souffres.
Arrêtons de glorifier la misère sous prétexte qu’elle mène au paradis. Même le bon Samaritain avait les moyens de payer l’auberge.
C’est triste ce qui se passe.
–> 5. Parce qu’on parle à Dieu, mais jamais aux chiffres
Tu veux “multiplier tes revenus” ? Commence par additionner tes dépenses.
Tu veux “que Dieu bénisse ton business” ? Commence par comprendre ton marché.
Les nations riches n’ont pas plus de foi. Elles ont plus de stratégie. Elles lisent plus de rapports que de psaumes.
Si la prière rendait riche, l’Afrique serait la première puissance mondiale.
Tu veux bénir ta vie ?
Lis, forme-toi, agis, crée, construis.
Bonne réflexion !
