On nous a bercés de superstitions depuis l’enfance. Et soyons honnêtes, certaines sont tellement absurdes qu’on devrait en rire… si elles n’avaient pas fait tant de dégâts.

Si tu siffles la nuit, les serpents sortent.

Si un hibou hulule près de la maison, quelqu’un va mourir.

Si tu manges des œufs, tu échoues à l’école.

Si tu traverses par-dessus un enfant couché, il ne grandira plus.

Si tu balaies la nuit, tu balaies ta richesse.

Si tu manges dans la marmite, tu deviendras pauvre.

Si une femme enceinte croise un caméléon, l’enfant aura la peau bizarre.

Si un miroir se casse, c’est 7 ans de malheur.

Si tu dors trop, le diable s’assoit sur ta poitrine.

Si tu rêves d’un cercueil, quelqu’un de proche va mourir.

Si une femme enceinte mange des escargots, son enfant bavera sans cesse.

Si tu prêtes du sel la nuit, ta chance disparaît.

Si une chauve-souris entre dans la maison, c’est un mauvais esprit.

Si tu as des jumeaux, l’un doit être sacrifié sinon malheur sur la famille.

Et la liste pourrait remplir une encyclopédie entière…

Ce qu’il faut comprendre, c’est que la croyance n’a pas besoin de preuve. Elle se nourrit de la peur et de la répétition.

La psychologie appelle ça un conditionnement culturel : tu crois non pas parce que c’est vrai, mais parce que “tout le monde dit que c’est vrai”.

Résultat ?

Tu as peur d’un hibou… mais pas de la corruption qui vole ton avenir.

Tu redoutes un caméléon… mais pas l’ignorance qui freine ton intelligence.

Tu refuses d’apprendre à nager… parce qu’on dit que l’eau “avale les âmes”.

Nous rions, mais derrière ces croyances, des familles ont rejeté des enfants, des femmes ont été accusées de sorcellerie, des villages entiers ont gaspillé du temps et de l’énergie à combattre… du vent.

Imagine un instant, si nos ancêtres avaient attendu que les croyances leur donnent la permission, nous serions encore en train de marcher pieds nus parce que “porter des chaussures attire les mauvais esprits de la terre”.

La croyance est comme un logiciel antique qui refuse les mises à jour.

La connaissance, elle, est le Wi-Fi du futur : rapide, libératrice, évolutive.

Les psychologues parlent du biais de confirmation : ton cerveau cherche toujours à valider ce que tu crois déjà.

Tu crois que les hiboux annoncent la mort ? Alors chaque fois qu’un décès arrive dans le village après le cri d’un hibou, tu le notes comme “preuve”. Mais quand 50 hiboux crient et qu’il ne se passe rien, ton cerveau les efface de la mémoire.

C’est ainsi que la croyance se renforce : elle sélectionne ce qui l’arrange, et ignore ce qui la détruit.

Et voici ce que je t’apporte au vu du diagnostic tel un médecin qui vient de finir 69 ans de recherches intensives et fructueuses.

Maintenant, imagine une échelle devant toi :

–> En bas : la croyance. Là, tu répètes, tu subis, tu as peur. Tu es prisonnier d’idées mortes.

–> Les barreaux : chaque livre lu, chaque formation suivie, chaque recherche menée, chaque discussion intelligente. Ce sont les marches qui te font monter.

–> Tout en haut : la connaissance. Là, tu n’as plus besoin qu’on te fasse peur. Tu comprends par toi-même, tu analyses, tu décides, tu es libre.

Ce ne sont pas les chaînes coloniales qui nous retiennent encore aujourd’hui. Ce sont les croyances absurdes que nous entretenons comme des trésors.

Les Européens ont bâti des avions pendant qu’on se demandait encore si voler dans les rêves portait malheur.

Les Asiatiques ont fabriqué des robots pendant qu’on débattait pour savoir si un enfant albinos portait chance ou malchance.

Pendant qu’on s’agenouille devant les superstitions, d’autres s’élèvent grâce à la connaissance.

Alors, mon frère, ma sœur : veux-tu rester en bas de l’échelle, prisonnier des superstitions héritées des générations passées ?

Ou veux-tu grimper, barreau après barreau, jusqu’à la lumière de la connaissance qui libère ?