Tout commence au Moyen Âge, quand le pouvoir religieux et le pouvoir politique fusionnent.

L’Église catholique s’impose comme juge universel. Les rois se présentent comme “choisis par Dieu”.

La religion n’est plus un refuge : c’est une arme.

En 1095, le pape Urbain II lance la première croisade. Officiellement : “libérer le tombeau du Christ”. En réalité : renforcer l’autorité du pape face aux rois européens et étendre l’influence de Rome.

L’historien Jonathan Riley-Smith a démontré que les motivations étaient autant politiques que spirituelles.

Des milliers d’hommes partent, persuadés de sauver leur âme par le sang. Résultat : massacres de juifs en Europe, génocides de populations musulmanes, pillage de villes chrétiennes elles-mêmes, dont Constantinople en 1204.

Les croisés n’ont pas libéré le Christ. Ils ont libéré la violence humaine.

Le Moyen Âge continue avec les croisades baltes, les croisades contre les cathares, les conversions forcées en Europe du Nord, l’Inquisition, les expulsions massives de juifs et de musulmans en Espagne en 1492.

À chaque fois, c’est la même mécanique :

D’abord un discours religieux.

Ensuite une sanction politique.

Puis une extermination “au nom de Dieu”.

Au XVIᵉ siècle, c’est l’Europe entière qui explose.

La Réforme de Martin Luther fracture le continent.

La France plonge dans les guerres de religion : huit conflits successifs, décrits magistralement par Barbara Diefendorf.

Le 24 août 1572, la Saint-Barthélemy : des milliers de protestants massacrés avec la bénédiction implicite du pouvoir. Le sang coule à Paris, puis dans tout le pays.

En Angleterre, la rupture d’Henri VIII avec Rome déclenche une spirale de persécutions.

Catholiques brûlés sous Élisabeth Iʳᵉ, protestants exécutés sous Marie Tudor.

La foi change au rythme du trône.

La religion n’est plus un chemin : c’est un drapeau.

Mais rien n’égale la guerre de Trente Ans (1618–1648).

Les historiens comme Geoffrey Parker et Peter Wilson la décrivent comme la guerre la plus destructrice avant le XXᵉ siècle. Une guerre “religieuse”, mais financée par des alliances contradictoires :

des protestants alliés à des catholiques,

des rois dévots combattant aux côtés d’athées,

des États catholiques soutenant officiellement des armées protestantes.

Pourquoi ? Parce que la religion n’est pas le vrai moteur. Le vrai moteur, c’est la puissance.

Résultat :

8 millions de morts.

Des villages entiers rayés de la carte.

Des famines.

Des épidémies.

L’Allemagne dévastée pendant un siècle.

En parallèle, dans le monde islamique, les guerres entre sunnites et chiites font rage. Les Ottomans et les Safavides se battent au nom de doctrines religieuses, mais les historiens comme Roger Savory montrent que ces guerres sont motivées par le contrôle du commerce, des frontières, des tribus. Encore une fois : le sang coule pour des raisons humaines, peintes en langage religieux.

Et ce n’est pas fini.

L’Inde précoloniale connaît des conflits hindous-musulmans utilisés comme arguments politiques par les sultanats.

Le Japon médiéval connaît des guerres entre sectes bouddhistes armées, décrites par l’historien Neil McMullin.

L’Amérique latine subit des conversions violentes.

L’Afrique connaît des djihads locaux et des croisades portugaises.

Chaque continent a son chapitre.

Pourtant, les dieux ne se battent jamais. Oui les dieux créés par les hommes restent immobiles.

Ce sont les hommes qui tuent.

Les dieux ne réclament pas de terres.

Ce sont les rois, les papes, les sultans et les empereurs.

Les dieux ne demandent pas de massacres.

Ce sont les idéologues qui utilisent la foi comme carburant.

Les guerres de religion ne sont pas des guerres de croyances. Ce sont des guerres de pouvoir avec un emballage sacré.

Les élites brandissent le ciel, mais c’est la terre qu’elles veulent.

L’histoire vraie le montre clairement :

Les religions sont des outils. Ce ne sont pas les dieux qui manipulent les hommes.

Ce sont les hommes qui manipulent les dieux.

Apprenez ou périssez.

Le futur appartient à ceux qui comprennent les erreurs du passé — pas à ceux qui les répètent avec ferveur.

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