La période de fêtes allume un bonheur inexplicable dans mon coeur. C’est un phénomène que je n’arrive pas à contextualiser. Voir les gens heureux, les gens courir dans tous les sens pour embellir leur environnement, tout ça change du quotidien morose auquel on est habitué.

Ce bonheur, la religion me l’a une fois arraché.

J’appartenais à une communauté où toute célébration populaire était qualifiée de diabolique, païenne, contraire à la volonté de Dieu.

Notre nature humaine nous a rendu tellement prompte à la plainte que nous oublions parfois de célébrer la vie.

On est prêt à exposer les malheurs, les difficultés, les problèmes et toute la négativité du monde qu’on oublie tout ce qui est agréable autour de nous.

Toutes les religions et croyances sont systématiquement basées sur la négativité.

On nous fait croire que nous vivons dans un monde de malheur qu’il faut prier pour « un nouveau monde de bonheur ».

On nous fait payer pour ça au lieu de nous inciter à vivre le bonheur ici sur cette unique terre.

Nous avons les ressources pour être heureux du premier au dernier jour sur cette terre : l’air dans les poumons, l’eau et le pin dans le ventre, une couverture sur le dos et des éclats de rire avec nos chers aimés.

C’est quoi une fête? C’est une occasion où on met une couverture sur le dos pour partager le pain et l’eau avec les nôtres. C’EST TOUT.

Une grosse voiture, une grosse maison, un gros compte en banque, un mariage, une carrière emblématique ne sont pas des références du bonheur.

Alors, faisons de chaque jour une fête et arrêtons d’évaluer notre vie à travers les petites secousses de la vie.

L’amertume fait partie intégrante de la vie et elle est une référence, un point de départ ou une pancarte de signalisation.

Faisons la différence entre la réalité et la fiction.

Cette vie est trop magnifique, elle est à la limite magique.

Ce qui fait de nous un être humain est notre capacité à transcender des difficultés, convertir nos problèmes en solution et anticiper sur les maux à venir.

Cette vie est un cadeau qu’il faut chérir. Tous ceux qui vous font la promesse d’une autre vie utopique sont des escrocs qui veulent vous dépouiller pour se construire leur bonheur ici bas.

Ne laisser pas les brochures et livres de fiction des Témoins de Jéhovah vous faire croire que cette vie est une poubelle et qu’il y aura une meilleure vie après celle-ci. Beaucoup de gens ont renoncé à cette vie juste dans l’espoir de mettre fin à la souffrance et d’atteindre une vie meilleure.

Le suicide est un thème que j’ai constamment évité à cause de sa délicatesse. Mais à un moment donné, il faut finir par prendre position.

Le suicide est la pire des choses qu’un être humain peut envisager.

La mort met fin à une vie. Mais toute mort qui met fin à plusieurs vies est à condamner.

Quel problème règle un suicide? AUCUN.

C’est d’abord un acte égoïste et très répréhensible.

Égoïste parce que celui qui attente à sa propre vie ne pense pas à ceux qui vont souffrir de son acte, ceux qui vont se culpabiliser de son acte, ceux qui vont arrêter de vivre à cause de son acte.

L’être humain est un animal social. On peut souhaiter la mort à un individu face à une douleur, une souffrance sans issue. Et quand ça arrive, on lâche un ouf de soulagement en se disant : « Il ne va plus souffrir désormais ».

Mais quand le suicide est choisi pour fuir la honte, le déshonneur, l’échec, un ressenti émotionnel, c’est méchant, c’est irrespectueux.

La vie a trop de merveilles à offrir. Tellement de merveilles qu’on a surpris des grands dirigeants de ce monde en train de planifier comment vivre jusqu’à 150 ans.

Être suicidaire est une affection psychologique qui peut se soigner. Le suicide n’est pas une solution au manque de goût à la vie.

Personnellement, j’ai identifié des centaines de vices (ou passions) dans lesquels je peux sombrer et ce que chaque vice peut me coûter. Donc, dès que je vais sentir un peu d’ennui, je télécharge un vice (ou passion) pour retrouver une raison supplémentaire pour m’accrocher.

Il faut avoir des passions dans la vie. C’est l’un des moyens les plus merveilleux pour avoir une vie comblée.

Faire don de soi à sa communauté est la plus merveilleuse façon de vivre et d’apprécier le bonheur gratuit sur terre.

NOUS N’AVONS QU’UNE VIE, ET RIEN N’ÉGALE CETTE VIE, CHÉRISSONS-LA !

MON COMMENTAIRE SUR CE POST DE AGOUNGAN Mahoutin Jonas Koudenoukpo

La vérité, c’est qu’on nous a trop longtemps appris à mépriser la vie au nom d’une promesse lointaine, floue, invérifiable. À souffrir aujourd’hui pour espérer demain. À payer ici pour “mieux vivre ailleurs”.

Résultat ? Des existences mises en pause. Des joies différées. Des gens bien vivants mais déjà à moitié absents.

La vie ne commence pas après. Elle est maintenant.

Respirer. Rire. Voyager. Aimer. Manger sain.

S’asseoir avec ceux qu’on aime. Dire “je t’aime” sans attendre un cercueil. Voilà le vrai luxe.

Personne ne te doit le bonheur.

Aucun miracle ne tombera du ciel.

Tu es ton propre Père Noël. Responsable de ta santé. De tes choix. De tes passions. De ta trajectoire.

Arrêtez de culpabiliser les gens parce qu’ils veulent vivre.

Arrêtez de vendre la mort emballée en espérance.

Arrêtez de voler la joie des vivants.

À ceux qui doutent, qui souffrent, qui se sentent ratés : vous comptez. Vous êtes aimés. Vous n’êtes pas finis. Pas cassés. Pas en retard.

Cette vie vaut la peine d’être vécue, même cabossée.

Fin d’année : faites un bilan de santé, pas un chèque religieux.

Offrez-vous du temps, pas des promesses creuses.

Parce qu’il n’y a pas de répétition générale.

69 bisous aux 96 millions des membres de notre paroisse.