Prends un instant et imagine une grotte sombre. Au fond, des hommes enchaînés depuis leur naissance. Ils ne peuvent ni bouger, ni tourner la tête.
Devant eux, un mur.
Derrière eux, un feu.
Entre les deux, des silhouettes passent, transportant des objets.
Les prisonniers ne voient que les ombres projetées sur le mur.
Et comme ils n’ont jamais rien vu d’autre, ils pensent que ces ombres sont la réalité.
Pour eux, le monde se résume à des formes floues qui bougent et à des bruits déformés. Ils sont convaincus de savoir, alors qu’ils vivent dans l’illusion totale.
Un jour, un prisonnier est libéré. Il se lève, vacille, avance et voit enfin le feu. Ses yeux brûlent, il ne comprend rien. Puis, en sortant de la grotte, il découvre la lumière du soleil : la vraie lumière, les vraies couleurs et le vrai monde.
Il réalise alors que tout ce qu’il croyait savoir n’était qu’une mauvaise copie. Et, illuminé par cette vérité, il retourne dans la caverne pour libérer les autres.
Mais quand il leur dit : « Ce que vous voyez n’est pas la réalité »,
ils le traitent de fou. Ils s’accrochent à leurs ombres.
Ils préfèrent l’illusion qui rassure à la vérité qui dérange.
Et certains iraient même jusqu’à le tuer pour protéger leur mensonge.
MON COMMENTAIRE
La plupart des gens vivent enfermés dans leurs habitudes, leurs croyances, leurs peurs, leurs réseaux sociaux, leurs dogmes.
Ils prennent les ombres pour la vérité.
Sortir de la caverne – chercher, lire, apprendre, réfléchir par soi-même – demande du courage. Mais c’est la seule façon de voir le monde tel qu’il est et de devenir libre.
J’ai aussi pris par là, j’ai mon histoire bourrée d’ignorance.
Tout commence le jour où tu acceptes de quitter l’ombre pour la lumière. Et les publications des membres de l’école de délivrance des cerveaux t’aideront à te mettre sur le chemin.
Faut-il que je te rappelle qu’une vérité nouvelle traverse trois étapes avant d’être acceptée.
D’abord, on se moque de celui qui l’annonce. On le traite de fou, de rêveur, d’ignorant.
Ensuite, cette vérité dérange. Elle bouscule nos certitudes, nos habitudes, tout ce qu’on croyait connaître. Alors on la combat.
Puis un jour, sans même s’en rendre compte, ce qui était choquant devient évident. On l’enseigne, on la répète, on l’adopte comme si cela avait toujours été vrai.