Le serpent puni à la place du coupable : l’absurdité d’un Dieu en colère

Dans la Bible, il est écrit noir sur blanc que Dieu, après la fameuse scène du fruit défendu, se fâcha et maudit le serpent en lui disant qu’il ramperait désormais sur son ventre. Jusque-là, tout semble clair jusqu’à ce qu’on s’arrête deux secondes pour réfléchir. Parce qu’à bien y penser, cette histoire ne tient tout simplement pas debout comme moi ma pine tient debout avec mon palmida tous les matins a 11h .

Le serpent, selon le récit, aurait trompé Ève. Mais les croyants affirment que ce n’était pas un simple serpent, mais Satan lui-même, le fameux ange déchu, qui se serait transformé pour séduire la femme. Alors, pourquoi punir le serpent ? Pourquoi s’en prendre au costume et pas à l’acteur ? C’est un peu comme si on arrêtait le micro parce qu’un politicien a menti pendant un discours. Le serpent n’a rien fait, il n’était que l’instrument. Le vrai coupable, c’est Lucifer.

Mais dans cette scène biblique, Dieu ne semble pas faire la différence. Il frappe le symbole visible, comme si la justice divine fonctionnait à l’aveugle. Et le pire, c’est qu’on nous demande d’y voir de la sagesse.

Certains diront : « Ce n’est pas à comprendre littéralement. » Très bien. Alors si c’est symbolique, quel est le message ? Que la ruse mérite d’être maudite ? Que les serpents doivent payer pour les péchés d’un ange ? Ou que Dieu, tout-puissant, n’a pas su reconnaître son véritable adversaire ?

Parce qu’il faut le dire franchement : si Lucifer a pris la forme d’un serpent, c’est donc une illusion, une transformation. Or Dieu, censé être omniscient, aurait dû le savoir. Pourtant, il choisit de condamner le pauvre reptile, comme si c’était lui le cerveau de l’opération.

Et le résultat, c’est ce ridicule châtiment : “Tu marcheras sur ton ventre et tu mangeras la poussière.” Comme si avant cela, les serpents marchaient debout et faisaient des pique-niques ou se prenait en Levrette 😂. C’est à ce moment précis que la logique s’effondre.

Ce qui est fascinant, c’est qu’on présente souvent cette histoire comme une leçon morale. Mais quelle morale ?

Dieu punit un animal innocent pour une faute commise par un être dit spirituel ; il condamne toute une espèce pour un acte individuel. C’est le principe même de l’injustice collective.

Et le comble, c’est qu’il ajoute à cela un parfum de pédagogie divine : “Le serpent est devenu le symbole du mal.”

Autrement dit, Dieu aurait besoin de coupables décoratifs pour enseigner la morale. Une justice de façade, comme celles des hommes qu’on accuse de juger sans comprendre.

Dans cette logique, Dieu aurait puni le serpent non pour ce qu’il a fait, mais pour ce qu’il représente. Il faut un méchant visible, un ennemi concret, un visage pour le mal. C’est pratique, ça évite les débats théologiques.

Le serpent devient alors le bouc émissaire parfait : silencieux, rampant, inquiétant bref, tout ce qu’il faut pour effrayer les masses. Depuis, l’humanité se méfie du serpent comme du diable, sans jamais se demander si ce n’est pas Dieu, dans son récit, qui a ouvert la voie à cette peur irrationnelle.

C’est d’ailleurs là toute la beauté tordue du mythe biblique : il ne cherche pas à être cohérent, il cherche à être marquant. Il sacrifie la logique au profit de l’effet symbolique. Il faut que le croyant tremble, même si la raison, elle, éclate de rire.

Si l’on suit la logique du texte, Dieu s’en prend au visible, jamais à l’invisible. Le serpent rampe, Ève souffre, Adam peine. Mais Satan, lui, reste libre. Il rôde encore, il agit encore, il tente encore.

Alors, où est la toute-puissance de Dieu ? Où est sa cohérence morale ? Il a puni la conséquence et laissé vivre la cause. C’est le même Dieu qui enverra plus tard un déluge pour “effacer le mal” sans pour autant supprimer le mal lui-même. Un Dieu qui nettoie les traces sans traiter la racine.

Ce passage montre finalement ce qu’est la religion quand on la regarde avec les yeux de la logique : une succession de contradictions déguisées en mystères.

Le serpent n’a pas désobéi, il a été utilisé. Et pourtant, il devient le maudit éternel. C’est une injustice élevée au rang de morale, une incohérence transformée en dogme.

Et c’est là que l’esprit critique doit s’éveiller. Parce que si la foi exige de fermer les yeux, alors elle n’éclaire plus rien.

La malédiction du serpent est peut-être l’un des plus beaux exemples d’une contradiction religieuse devenue vérité sacrée.

Un Dieu supposé juste qui punit le mauvais acteur, un animal innocent devenu symbole du diable, une morale bâtie sur une injustice : voilà le paradoxe fondateur d’un récit qu’on nous demande de vénérer.

Et si ce texte dit quelque chose de divin, ce n’est pas la justice de Dieu qu’il révèle ,c’est l’imperfection humaine de ceux qui ont écrit son histoire imaginaire ❤️❤️🫡

ALLONS À L’ÉCOLE DE LA CONNAISSANCE ✅🫡