En Afrique, on connaît bien cette phrase :

« On est allé à l’hôpital, le médecin n’a rien trouvé… donc c’est sûrement sorcellerie. »

Et si le problème n’était pas mystique… mais simplement technique ?

Dans beaucoup de centres de santé de nos quartiers :

— Pas d’appareils modernes pour faire un scanner ou une IRM.

— Manque de spécialistes pour lire les résultats.

— Rupture de médicaments de base.

Résultat ? On te dit “on n’a rien trouvé”, mais en réalité, on n’a pas pu chercher.

Un homme souffre de douleurs chroniques.

Au petit dispensaire, on lui dit : “On ne voit rien, c’est mystique.” Mais quand il réussit à aller dans une clinique équipée, on découvre un ulcère ou un cancer au stade précoce.

Ce n’était pas un esprit du village, c’était juste une machine manquante.

Regardons l’exemple des riches. Quand un ministre africain tombe malade, il ne va pas voir le féticheur du quartier. Il prend l’avion pour Paris, Londres, Johannesburg …

Pourquoi ? Parce qu’il sait que là-bas, il y a les appareils, les spécialistes et les médicaments.

Donc soyons logiques : si c’était toujours “mystique”, pourquoi eux fuiraient-ils vers la médecine moderne ?

La science le prouve. Des maladies comme l’hypertension, le diabète, ou certains cancers ne se diagnostiquent pas juste en posant la main sur le front. Elles demandent des examens poussés : analyses sanguines, imageries médicales, bilans complets. Sans ces outils, on peut passer à côté du vrai problème.

Le danger, c’est que beaucoup quittent l’hôpital en disant “même le médecin n’a rien trouvé”… et se tournent vers des pratiques hasardeuses.

Au final, au lieu de traiter la cause, on perd du temps, parfois jusqu’à ce qu’il soit trop tard.

Ce n’est pas parce que ton téléphone ne capte pas le réseau que le réseau n’existe pas. Ça veut juste dire que ton antenne est trop faible.

La vérité est simple, si ton centre de santé n’a rien trouvé, ce n’est pas une preuve de sorcellerie, mais un signe qu’il faut chercher mieux.

La maladie n’est jamais mystique comme on l’imagine. Parfois, elle est juste mal diagnostiquée.

Alors avant d’accuser ton voisin de t’avoir “mangé en rêve”, pense plutôt à consulter là où les moyens existent.

666 bisous à vous mes gens civilisés, cultivés,…

LA GUERRE CONTRE L’IGNORANCE MÉDICALE

Il y a 10 ans, au Bénin, personne ne parlait des maladies qui ont aujourd’hui la côte.

Le cancer du sein, le cancer du sang, l’infertilité, trompe bouchée, handicap mental, overdose, insuffisance rénale, drépanocytose, déformation physique, AVC, dépression et autres n’étaient pas présents dans notre vocabulaire.

Qu’est-ce qui a changé ?

La connaissance et le savoir sont désormais accessibles.

Les médecins sont spécialisés. Les hôpitaux sont de plus en plus équipés, et les médecins vont au-delà du stéthoscope pour établir un diagnostic.

Les charlatans qui officient dans les hôpitaux et disent aux patients que leur maladie est d’origine mythique sont désormais dénoncés et renvoyés dans les porcheries, leur habitat naturel.

Aujourd’hui, on sait que le cancer de sang est une réalité et un jeune peut en succomber.

Il y a quelques années, toutes ces choses étaient attribuées à la sorcellerie, aux attaques mythiques, aux envoûtements, aux exécutions spirituelles.

C’est vrai qu’il y a toujours des incultes parmi nous qui lient tout à la spiritualité et sorcellerie.

D’ailleurs, les cancres continuent de désigner l’érysipèle par « Timanti bo » et refusent d’aller à l’hôpital pour se soigner, préférant aller mourir chez les charlatans et dans les couvants Gbigbô-Wiwé. Or, il suffit d’un traitement aux antibiotiques comme l’amoxicilline 3 fois par jour pendant 6 à 9 jours pour que la plaie déclenche la cicatrisation.

L’éducation, l’information et la bonne communication sont les seules armes dont nous disposons pour combattre les charlatans qui continuent de déverser les poubelles dans les têtes des gens naïfs.

Les administrations hospitalières doivent sortir de leur rang les personnels de santé croyants qui font plus confiance à leur église, leur pasteur et leurs bokonon qu’à la médecine.

« Les médecins ont dit que les examens n’ont rien révélé » est un mensonge. Chaque centre hospitalier est limité par son équipement. Un examen de paludisme ne peut pas révéler un cancer de la prostate.

Toutes les maladies auxquelles nous sommes aujourd’hui habitués ont toujours existé et nous les appelions sorcellerie, possessions démoniaques, attaque mystique.

La guerre contre l’ignorance est un vaste chantier sur lequel on doit tous travailler.

Le savoir ne se cache pas : si tu sais, il faut le faire savoir, même si ton savoir met les incultes mal à l’aise.